Mal au travail : je n’osais pas dire que j’avais mes règles.

« J’ai mes règles » : ces quelques mots qui peuvent faire de toi une pestiférée, une crado, ou encore être face à des comportements du style « Ah tais-toi, je veux pas savoir ça ! » Je crois qu’avec ces trois petits points, vous comprenez direct où je veux en venir. MAIS BON SANG, la plus part du temps, ce sont ces mêmes personnes qui, un jour au taff, t’ont demandé « Bah, qu’est-ce qui t’arrives t’en fais une tête ? ». Je crois qu’on ne devrait avoir à se cacher derrière des excuses du genre : je suis fatiguée , je suis pas bien ou encore j’ai mal à la tête, ou des dérivés pour en venir au fait comme « période de filles » ou « mes trucs ».

On devrait pouvoir dire qu’on est mal à cause de nos règles comme si on avait mal à la tête. Avoir ses règles est une chose aussi naturelle et ne fait pas d’une femme un être sale. Généralement, les femmes entre elles ont plus d’ouverture sur le sujet (quoi que ^^). ATTENTION, je ne lance pas un gros PUNCH vis à vis de la gente masculine mais j’ai eu plus de rencontres négatives de ce genre avec des hommes (souvent de ma génération d’ailleurs).

Je ne souhaite pas qu’ils soient montrés du doigts et traînés sur la Grand Place haha, mais plutôt de leur expliquer qu’il y aura toujours des femmes autour d’eux : une maman, une mamie, une tante, une copine, une femme , une sœur ou leur fille. Dans leur vie, ils seront confrontés aux règles. Ils ne doivent pas en avoir peur et plutôt être naturel vis à vis de ça, et pourquoi pas être plus attentifs car certains signes peuvent être un appel à l’aide.

J’ai pris conscience de ça grâce à mon papa. Parent de trois nanas, une femme à la maison et a grandi avec trois sœurs, comment vous dire qu’il était déjà bien habitué. Mon papa n’avait pas les chocottes d’aller m’acheter des serviettes ou des tampons quand j’étais ado, il était particulièrement attentionné. D’ailleurs, il l’est toujours. C’est grâce à lui que dans les prochains mois je vais me faire diagnostiquer pour l’endométriose. C’est LUI qui m’a dit « Fleur, c’est pas normal d’avoir mal autant pendant tes règles ». Effectivement, ayant depuis deux ans des règles qui se sont intensifiées comme never , idem pour les douleurs, j’ai donc décidé d’enclencher la machine du diagnostique.

Tout ça pour en revenir à votre boulot. J’ai la chance d’avoir eu des collègues MEGA ouverts, super cools et toujours à l’écoute. J’avoue qu’au début par pudeur, je trouvais des excuses, jusqu’au jour où prise de vertiges je me suis dit que je devais en parler. Depuis ce jour, je ne prive pas de le dire. C’est pas moi qui en sera dérangée je vous l’assure. D’ailleurs dans mon entourage proche, tout mes amis mecs n’en sont pas choqués. Ils ont l’habitude et ne me jugeraient jamais sur ce point ou ne me balanceraient pas ce genre de phrases. Merci à tout ces hommes compréhensives et naturels, quant aux autres, ne vous inquiétez pas vous allez vous familiariser avec tout ça.

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